"A vingt-cinq ans, les trois quarts des gens étaient foutus. Il ne restait qu'une nation entière de trous du cul qui passaient leur temps à conduire des voitures, à bouffer, à avoir des gosses et à tout faire de la pire façon, comme de voter pour le candidat à la présidence qui leur ressemblait le plus"
Charles BUKOWSKI, Souvenir d'un pas grand-chose
Les plus grandes craintes sont à attendre quant au résultat des élections présidentielles françaises de 2007...
"Il est difficile d'attirer l'attention tendue du monde pendant plus d'une demi-heure de suite. Moi j'ai réussi à le faire pendant vingt ans et chaque jour. Ma devise a été :
"Qu'on parle de Dalí même si on en parle bien"."
Salvador DALÍ
(cité par Michel Nuridsany in Dalí, éd. Flammarion)
" Les conséquences de nos actions nous saisissent aux cheveux. Il leur est indifférentes que, dans l'intervalle, nous soyons devenus "meilleurs" "
NIETZSCHE, Par delà le bien et le mal (IVe partie, Maximes et intermèdes)
"- Si la connerie n'est pas remboursée par les assurances sociales, vous finirez sur la paille."
Gabriel Fouquet (alias J.-P. Belmondo)
Un singe en hiver
"Le presbytère n'a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat..."
Gaston LEROUX, Le mystère de la chambre jaune
"N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant dans la morale, c'est que c'est toujours la morale des autres"
Léo Ferré "Préface"
"C’est un rêve à l’intérieur d’un autre rêve, et si ses détails varient, son fond est toujours le même. Je suis à table avec ma famille, ou avec des amis, au travail ou dans une campagne verte ; dans un climat paisible et détendu, apparemment dépourvu de tension et de peine ; et pourtant j’éprouve une angoisse ténue et profonde, la sensation précise d’une menace qui pèse sur moi ; de fait, au fur et à mesure que se déroule le rêve, peu à peu ou brutalement, et chaque fois d’une façon différente, tout s’écroule, tout se défait autour de moi, décor et gens, et mon angoisse se fait plus intense et plus précise. Puis c’est le chaos ; je suis au centre d’un néant grisâtre et trouble, et soudain je sais ce que tout cela signifie, et je sais aussi que je l’ai toujours su : je suis à nouveau dans le Camp et rien n’était vrai que le Camp. Le reste, la famille, la nature en fleurs, le foyer, n’était qu’une brève vacance, une illusion des sens, un rêve. Le rêve intérieur, le rêve de paix, est fini, et dans le rêve extérieur, qui se poursuit et qui me glace, j’entends résonner une voix que je connais bien. Elle ne prononce qu’un mot, un seul, sans rien d’autoritaire, un mot bref et bas ; l’ordre qui accompagnait l’aube à Auschwitz, un mot étranger, attendu et redouté : debout, "Wstawac".
Primo LEVI, La trêve (1963)
"Évidemment Alcide évoluait dans le sublime à son aise et pour ainsi dire familièrement, il tutoyait les anges, ce garçon, et il n’avait l’air de rien. Il avait offert sans presque s’en douter à une petite fille vaguement parente des années de torture, l’annihilement de sa pauvre vie dans cette monotonie torride, sans conditions, sans marchandage, sans intérêt que celui de son bon cœur. Il offrait à cette petite fille lointaine assez de tendresse pour refaire un monde entier et cela ne se voyait pas.
Il s’endormit d’un coup, à la lueur de la bougie. Je finis par me relever pour bien regarder ses traits à la lumière. Il dormait comme tout le monde. Il avait l’air bien ordinaire. Ça serait pourtant pas si bête s’il y avait quelque chose pour distinguer les bons des méchants."
CÉLINE, Voyage au bout de la nuit (1932)
"Rappelle-toi : tu es acteur dans un drame, un drame tel que le veut l'auteur : court, s'il le veut court ; long s'il le veut long ; s'il veut que tu joues un mendiant, c'est pour que, celui-là aussi, tu le joues avec talent, de même s'il s'agit d'un boiteux, d'un magistrat, d'un simple particulier. Ce qui te reviens en effet, c'est de bien jouer le rôle qui t'a été donné ; mais le choisir, c'est l'affaire d'un autre"
Manuel d'Epictète, n° XVII
"Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises; elles conservent soigneusement pendant l'absence de leurs maris ce que Dieu a ordonné de conserver intact. Vous réprimanderez celles dont vous avez à craindre l'inobéissance; vous les reléguerez dans des lits à part, vous les battrez; mais aussitôt qu'elles vous obéissent, ne leur cherchez point querelle. Dieu est élevé et grand".
Le Coran, Sourate IV "Les femmes", verset 38 (éd. GF-Flammarion, 1970, trad. Kasimirski)
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