Brèves

Jeudi 23 mars 2006 4 23 /03 /2006 14:38

C'est Mozart qu'on assassine !

Une nouvelle tragique est tombée lundi : Richard Cocciante, qui est à la comédie musicale ce que Léonard Bernstein était au jeu à XIII, a été condamné le 20 mars à 30 mois d'emprisonnement, dont 10 fermes, pour fraude fiscale par le tribunal correctionnel de Paris, au motif qu’il se serait "frauduleusement soustrait au paiement de l'impôt sur le revenu" de l'année 2000.

Le couple, qui à l’époque résidait à Monaco, paye très cher une petite erreur de calcul. Le musicien de génie et son épouse avaient déclaré aux impôts 62.000 francs (9.300 euros environ) alors que la très tâtillonne administration fiscale a calculé que leurs revenus pour 2000 étaient d’environ 40,8 millions de francs (plus de 6 millions d'euros environ). Voilà donc que l’on reproche au Cole Porter des temps modernes de n’être pas un mathématicien chevronné : O tempora o mores ! ce serait écrié Cicéron (qu’il ne faut d’ailleurs pas confondre avec le mathématicien nancéen) s'il n'était décédé l'année dernière dans un tragique accident de tondeuse à gazon.

Aujourd’hui, il est temps de se mobiliser pour que la peine de prison soit commuée en une interdiction de diffuser ses morceaux pendant 10 ans ; car il faut convenir que si rien ne vaut un petit séjour à l’ombre pour soigner un " coup de soleil ", il serait regrettable pour ce musicien émérite de passer ainsi du piano au violon !

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Vendredi 24 mars 2006 5 24 /03 /2006 11:53

Un procès dur (17 mars 2006)

Aston "Family Man" Barrett, ancien bassiste de Bob Marley, a intenté un procès à la veuve de Marley et à la maison de disques Universal/Island Records afin d’obtenir le versement d’environ 86 millions d'euros. Au soutien de sa demande il considère qu'il a été largement responsable du succès de Marley et de son groupe les Wailers et que les clauses d'un contrat signé en 1974 avec Island Records n'ont pas été respectées.

Cette action judiciaire n’est peut-être motivée que par la nécessité pour Aston Barrett de subvenir aux besoins de sa (très) nombreuse progéniture (52 enfants) qui lui a valut le doux sobriquet de Family man.

 

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Vendredi 31 mars 2006 5 31 /03 /2006 13:25

La pomme : décidément un fruit bien défendu (Apple Corps c/ Apple Computer)

Depuis le 27 mars, a débuté un procès opposant Apple Corps à Apple Computer au sujet de l’utilisation du logo et du nom Apple.

Petit retour en arrière : en 1968, les Beatles créent la société Apple Corps Cette entreprise " hippie ", dont le fonctionnement doit rompre avec le modèle économique dominant, est chargée de promouvoir de jeunes artistes, des créateurs, des inventeurs, etc. L’idée est bonne, mais il faudra rapidement mettre bon ordre dans cette entreprise hardie car au rythme où vont les dépenses, les Beatles risquent d’y laisser leurs chemises. Les bureaux de Londres sont voués à une certaine notoriété depuis le jour où les Beatles décidèrent de donner leur dernier concert sur les toits. Aujourd’hui, Apple Corps, avec à sa tête Neil Aspinal (ancien road manager des Beatles), gère en partie les droits des Beatles.

Huit ans plus tard, et cette fois ci aux USA, Steve Jobs et Steve Wozniak inventent le premier ordinateur grand public et choisissent de nommer leur firme Apple et d’adopter une pomme croquée pour logo.

Mais le ver est dans le fruit et la guerre des pommes débute en 1980 lorsque Apple Computer commercialise une carte son. Apple Corps ayant déposé son nom pour tout ce qui a trait aux activités de production et distribution musicale intente un premier procès à Apple Computer pour lui dénier le droit d’utiliser la marque et le logo pour diffuser des produits en rapport avec le domaine musical. Un accord finit par être trouvé : Apple n’apposera son logo que sur les produits en rapport avec l’informatique. Le versement d’une grosse somme d’argent par l’entreprise de Steve Jobs permet d’entériner le contrat.

Dix ans plus tard, l’affaire ressurgit à nouveau, l’entreprise britannique accusant l’américaine d’avoir violé l’accord. Finalement, la pomme de discorde est réglée par la signature d’un gentleman agreement. Apple Computer s’engage alors à verser 26,4 millions de dollars (auxquels il faut ajouter pas loin de 10 millions de dollars pour frais de justice). La firme spécialisée dans l’informatique s’engage alors à n’utiliser le logo que pour les " produits électroniques, ordinateurs" et autres " services de transmission de données ", Apple Corps se réservant le domaine du disque et de la cassette.

La vie des deux entreprises se déroule sans pépin majeur jusqu’à ce que le constructeur yankee se lance dans la vente de musique en ligne avec son site iTunes en 2003. Pour les avocats de la firme créée par les Beatles, le Rubicon est franchi. En vendant de la musique, domaine en théorie réservé à la société britannique, Apple Computer a violé l’accord. Ils exigent donc que le nom et le logo disparaissent du site de musique en ligne. En prime, il est demandé le versement d’un dédommagement dont le montant reste encore inconnu.

Voilà, rapidement conté comment a débuté la guerre des pommes. Une chose est sûre, le procès ouvert lundi 27 mars devant une juridiction londonienne devrait porter ses fruits !

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Mardi 4 avril 2006 2 04 /04 /2006 14:15

La grande marche vers le progrès

Il fut un temps où pour avoir les renseignements, il suffisait de faire le 12. La solution était simple et gratuite. Puis avec le démantèlement des services publics le numéro est demeuré le 12, mais la communication est devenue payante.

Aujourd’hui, dans le cadre de l'ouverture du marché à la concurrence et afin d'éviter une discrimination entre les intervenants sur le marché des renseignements, il faut désormais composer un numéro payant à six chiffres pour être mis en relation avec un service de renseignement téléphonique. Outre la difficulté de retenir le numéro, le plus grand flou tarifaire règne. Pour autant le service s’est-il amélioré ? Que nenni, bien au contraire.

Une nouvelle fois démonstration est faite que le monde de l’après Service Public auquel on nous destine est  placé sous le signe de la simplicité et de la gratuité. Ce n'est pas l'économie qui sert l'Homme mais le contraire. Heureusement que le sacro-saint principe de non-discrimination ne commandait pas le recours à un numéro à 32 chiffres pour obtenir les Renseignements !

Une chose est sûre : l'ancien usager est, sans discrimination aucune, considéré par tous les opérateurs téléphoniques comme un con... sommateur, comme un autre ! 

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Jeudi 6 avril 2006 4 06 /04 /2006 13:21

MANSET sort son 18e album : Obok

Bonne nouvelle pour les amateurs, Manset vient de sortir Obok son 18e album, deux ans tout juste après Le langage oublié son précédent opus. Obock bourgade en face de Djibouti a donné son nom à l’album en perdant au passage son c afin d’en faire une ville fantasmagorique.

L’autre information, qui fait l’effet d’un coup de tonnerre, c’est l’annonce de son désir de faire de la scène. Cette volte-face a de quoi surprendre de la part d'un  artiste qui déclarait il y a peu : "Je trouve impudique, ridicule de chanter face à un public".

Néanmoins, pour le moment, rien n'est programmé hormis des répétitions avec les musiciens l’ayant accompagné en studio. Si le résultat s'avère concluant, il devrait se décider à monter sur scène – l’Olympia peut-être – l’année prochaine :" Ça va commencer à devenir vital, indispensable pour la lisibilité ou la pérennité du truc. (...) J'ai un matériel que j'ai envie de faire live régulièrement, j'ai envie de chanter chaque matin Fauvette ou L'Enfant soldat – des choses simples, faites pour ça.", déclarant également en avoir " assez de cette expression morte du studio ".

Bref, une affaire à suivre de près...

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Mardi 25 avril 2006 2 25 /04 /2006 13:06

L’ancien leader des Pink Floyd, Roger Waters, donnera un concert à Magny-cours le 14 juillet 2006 à l'occasion du 100e anniversaire du Grand-prix de France, où il revisitera les titres de Dark side of the moon. Il sera accompagné sur scène de l’ex-batteur des Pink floyd Nick Mason. Voilà donc réunie sur scène la moitié des Pink Floyd, l’autre moitié (que l’on qualifiera d’officielle) étant pour le moment mise en veille par la sortie le 3 mars dernier du nouvel album de David Gilmour (On a island), lui-même accompagné sur le disque par Nick Wright, le claviériste de Pink floyd. On s’étonne d’ailleurs que cet album ne soit pas floqué de la marque Pink floyd (n’oublions pas qu’à une époque des opus réunissant Gilmour et Wright sortirent avec le patronyme tant convoité).

Bien malin qui saura comment tout cela  finira: s’orientera-t-on vers une reformation du groupe dans sa composition post-Barrett, ou vers la disparition complète d’un des derniers dinosaures du rock, ou bien encore vers la mise en œuvre de deux Pink floyd concurrents se livrant une guerre sans pitié sur le grand marché de la nostalgie ?

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Vendredi 5 mai 2006 5 05 /05 /2006 15:53

CHRISTOPHE dans le film Quand j'étais chanteur... de Xavier Giannoli

Le chanteur Christophe fera sa première (et brève) apparition au cinéma dans le film de Xavier Giannoli Quand j’étais chanteur, dans lequel Gérard Depardieu (en chanteur de bal) et Cécile de France (en agent immobilier) sont les têtes d’affiche. Le film va concourir à Cannes pour la Palme d’or.

C’est marrant mais vu le titre du film on aurait plutôt pensé à Michel Delpech qu’à Christophe pour faire l’acteur ! Daniel Bevilacqua Christophe Christophe cinéma acteur Quand jétais chanteur

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Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /2006 16:42

Playstation 3 : un prix qui ne console pas de l'attente

Sony a enfin annoncé la date de sortie et le prix de sa PlayStation 3, console censée faire entrer le jeux vidéo dans une nouvelle dimension. A défaut de pouvoir, pour le moment, vérifier le saut qualitatif promis par le constructeur nippon, il est déjà possible de s'apercevoir du saut quantitatif concernant le prix.

Joueurs invétérés, il vous faudra débourser entre 499 et 599 € pour acquérir la dernière merveille technologique promise ! Comme la console ne sortira que le 17 novembre en Europe, il vous reste d'ici-là à jouer les écureuils en commençant par mettre votre argent de côté, en espérant que le jeu en vaille la chandelle, car le prix indiqué par le constructeur est tout sauf un prix de consolation !

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Mercredi 17 mai 2006 3 17 /05 /2006 11:59

Polnareff : de la mise en scène à la scène

Michel Polnareff vient d’annoncer qu’il ferait son grand retour sur scène l’année prochaine au Palais omnisports de Paris Bercy du 02/03/2007 au 11/03/2007. La nouvelle est importante car le dernier concert en France de Polnareff remonte à la nuit des temps. Ce n’est malheureusement pas l’événement que nous attendions, la sortie d’un nouvel album eut été une bien meilleure nouvelle, d’autant plus que le prix des places risque d’en décourager plus d’un : de 52,50 € (d’où viennent les 50 centimes, mystère !) à 140 €. Sans parler d’ailleurs du choix de la salle : le POPB est fait pour tout sauf pour les concerts (acoustique détestable, places assises sur le côté de la scène et non en face). L’Olympia eut été un meilleur choix, mais il semble que l’objectif de rentabilité l’ait emporté sur celui de qualité (n’aurait-il pas terminé de payer ce qu’il devait au Fisc ?).

Polnareff a également indiqué la sortie à la rentrée prochaine d’un nouveau simple afin de faire patienter le public de fidèles qui, à l’annonce des concerts, s’est rué sur les places comme la misère sur le pauvre monde. La sortie d’un nouvel opus semble donc renvoyée aux calendes grecques.

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Mercredi 17 mai 2006 3 17 /05 /2006 13:42

Apple Corps paume son procès contre Apple Computer

Le constructeur informatique Apple a gagné la bataille juridique l’opposant à Apple Corps propriété des ex-Beatles (sur les enjeux du procès v. La pomme : décidément un fruit bien défendu).

La juridiction britannique a considéré que le service iTunes de la firme de Steve Jobs se contentait de transmettre de la musique et non d’en créer, ce qui n’était pas prohibé par l’accord signé par les deux entreprises en 1991. La société américaine garde donc le droit d’utiliser son logo sur son magasin de musique en ligne.

Les frais de justice réclamés par Apple (et estimé à 2,2 millions d'euros) n’ont cependant pas été mis à la charge de Apple Corps.

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