John Densmore - Les cavaliers de l'apocalypse

Publié le par Athalide

John Densmore, Les cavaliers de l'orage, éd. Camion blanc.


Une énième biographie des Doors ? Non, car c'est une plongée au coeur de l'intimité du groupe que nous propose de faire le batteur des Doors, John Densmore.
Il livre là un très intéressant travail de mémorialiste en nous donnant sa version personnelle de l'histoire de ce groupe américain qui apporta sa pierre à l'édifice de la contre-culture pop.
    C'est là une fascinante lecture sur un des groupes les plus médiatisés mais en réalité les moins connus de l'odyssée rock. Le ton est direct et franc, sans concession et tranche avec les propos lénifiants adoptés généralement par ce type d'ouvrage.
    Densmore raconte son histoire des Doors, et finalement sa vie, avec une sincérité désarmante. Il n'hésite pas au passage à égratigner la légende dorée des Doors trop souvent résumée à un groupe de copains uni autour de son leader charismatique Jim Morrison. Le batteur raconte les tensions et les angoisses suscitées par le comportement imprévisible et ravageur de Morrison qui tétanisait les autres membres du groupe, bien obligés de supporter l'un des enfants les plus terribles du rock.
    Son récit du travail de création du groupe est également passionnant en permettant de faire le point sur la méthode d'enregistrement suivie par la formation et de connaitre le rôle et les apports de chacun dans le processus d'édification des chansons.
    Parmi la flopée de biographies des Doors celle-là a au moins le mérite de la franchise et de remettre les choses en perspectives.


 

Publié dans Kulturock

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PENELOPE GAUBERT (ex CRUZ) 20/12/2007 14:48

J. DENSMORE nous montre un Morisson comme le Jekyll et Mister Hyde du rock! Et bien ça fait froid dans le dos (pour avoir connu des mecs ingérables à cause de la boisson).
On comprend pourquoi le groupe à l\\\'essence US la plus brillante des 60\\\' 70\\\' n\\\'a pas mis TOUT LE MONDE DACCORD DEFINITIVEMENT comme il avait la possibilité de le faire...
L\\\'attraction / répulsion que le roi Lézard avait sur ces comparses transpire ici ou là. Densmore clarifie les choses dans ces échanges post-mortem avec Jim.
A jouir de toute urgence