Pierre Bondu - Quelqu'un quelque part

Publié le par Athalide

Pierre Bondu – Quelqu’un quelque part (2004)

Après Ramdam, Quelqu’un quelque part est le deuxième opus du nantais Pierre Bondu.

C’est un peu le mélange détonnant d’un Rodolphe Burger mâtiné de Daho et de Murat. Lorsqu’il chante, dans les pires moments (« Sans rancune ») on songe à Vincent Delerm dans les meilleurs (notamment sur « Quelqu’un quelque part ») à une sorte de Daho enroué. Conscient d’ailleurs de ses limites vocales, il parle, scande ou chuchote bien plus qu’il ne chante : alors on songe à Rodolphe Burger et parfois à Gainsbourg.

Les compositions sont agréables et bien arrangées avec des réminiscences bienvenues aux orchestrations de la fin des années 60 et du début des années 70. Il manque cependant une véritable originalité de ton et une prise délibérée de risque pour sortir totalement du lot et échapper à cette impression de lisse et parfois de convenu (merci d’être passé ?). Mais à une époque, la nôtre, où une certaine presse tient pour l’alpha et l’oméga de la chanson les Bénabar, Delerm, Cherhal et leurs succédanés, ce disque très bien orchestré avec l’utilisation de véritables cordes (le Bulgarian Sofia Orchestra) apporte un peu d’air frais à la chanson française trop souvent synthétique ou minimaliste.

Publié dans Les disques de Kul

Commenter cet article