Stewie WONDER - Songs in the key of life

Publié le par Athalide

Stevie WONDER

Enfant prodige à 10 ans, il devient une star planétaire à 20. Steve Morris devient Little Stevie Wonder de ses débuts jusqu’à ses 16 ans où il prend définitivement le nom de Stevie Wonder. Débute alors une carrière plus exigente ponctuée, déjà, de tubes. Mais le véritable tournant est pris à la majorité de Stevie. Ce dernier dénonce son contrat passé avec la Tamla Motown. Berry Gordy soucieux de ne pas se séparer d’un des talents les plus prometteurs de son écurie le réintègre dans sa maison de disques au pris d’une liberté artistique complète et d’une coquette somme.

Débute alors une période dorée où Wonder donnera le meilleur de lui-même : Music of my mind (1972), Talking book (1972), Innervisions (1973), Fulfillingness first finale (1974).

L’année suivante, Berry Gordy casse sa tirelire pour garder Wonder dans son écurie. Il n’aura pas à le regretter car en 1976, Stevie Wonder publie Songs in the key of life album important qui se vendra très bien.

Il faudra cependant attendre près de trois ans avant que l’artiste Motown publie un nouvel album moins flamboyant et plus intimiste (Journey through the secret life of plants), mais le public ne suit pas. Lui succède Hotter than july, avec le très bon " Master blaster ", qui se vend de nouveau très bien l’année suivante.

Une collaboration avec McCartney et un tube au compteur en plus (" Ebony and Ivory "), Wonder continue à aligner les succès commerciaux même si les albums se font de moins en moins intéressants (" I just called to say I love you ", " Part-time lover ", " Free "). D’ailleurs ces dernières années sa production s’est quelque peu ralentie.

Quelle que soit la suite de sa carrière, Stevie Wonder a d’ores et déjà marqué de son empreinte la musique populaire en lui léguant une série de compositions novatrices et populaires. Cet excellent instrumentiste et compositeur inspiré, aura mis son talent et sa notoriété au profit de justes causes dont notamment la lutte contre le racisme, le tout sans jamais se départir de son humour. Ainsi, à un journaliste qui l’interrogeait sur le point de savoir s’il n’était pas peiné d’être aveugle, Stevie Wonder répondit " Si, en effet, mais cela aurait pu être pire. En plus, j'aurais pu naître noir ".

  Songs in the key of life (1976)

Disque 1 : Love's in Need of Love Today / Have a Talk With God (Hardaway/Wonder) / Village Ghetto Land (Byrd/Wonder) / Contusion (Wonder) / Sir Duke / I Wish / Knocks Me off My Feet / Pastime Paradise / Summer Soft / Ordinary Pain / Saturn (Sembello/Wonder) / Ebony Eyes (Wonder)

Disque 2 : Isn't She Lovely / Joy Inside My Tears / Black Man (Byrd/Wonder) Ngiculela-Es Una Historia-I Am Singing / If It's Magic / As / Another Star / All Day Sucker / Easy Goin' Evening (My Mama's Call)

Sorti le 28 septembre 1976, Songs in the key of life (Chansons dans la tonalité de la vie) est le fruit d’une longue maturation. Wonder a convié en studio quelques-uns des meilleurs requins de studio, mais également des jazzmens célèbres (le pianiste Herbie Hancock et le guitariste George Benson) et un musicien amené à le devenir (Mike Sembello). Malgré l’accumulation de tubes essentiels (" Isn’t she lovely ", " Sir Duke ", " I wish "), de futurs classiques (" Pastime paradise " qui fera le bonheur de Coolio, ou encore " As " remis au goût du jour par George Michael) le disque regorge encore de belles surprises telles que la très McCartienne " Joy inside my tears ", la délicate " Village ghetto land " ou encore le tonique " Ebony eyes ". Ce disque permet une nouvelle fois d’apprécier le génie mélodique de Wonder en même temps que son talent d’instrumentiste : qu’il soit aux claviers, à la batterie ou à l’harmonica, l’ex-little Stevie démontre qu’il est devenu un géant de la pop.

Ce disque amené à rencontrer un succès important met malheureusement un terme à la série d’albums excellents initiée au début des années 70.

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