Charles WILLIAMS - L'inconnu oublié

Publié le par Athalide

Charles WILLIAMS - L'inconnu oublié

Né le 13 août 1909 à San Angelo (Texas), Charles Williams suit les cours au lycée de Brownsville. Ses études terminées, il sent en lui l’appel du large et s’engage comme opérateur radio dans la marine marchande. Durant dix ans, il sillonne les mers du globe.

Revenu sur la terre ferme, il devient inspecteur radio à Washington puis à San Francisco. En 1951, il publie son premier roman, La fille des collines (Hill Gril) inspiré par Erskine Caldwell. Il faut cependant attendre son troisième roman Bye-Bye, Bayou ! (River Girl, 1951) pour que Williams trouve ses marques et devienne en un peu moins de 24 ans un des grands auteurs de polars. Avec Peaux de bananes, sorti en 1953, il se voit décerner en France le Grand Prix de Littérature Policière 1956.

Suivront, vingt-deux autres excellents romans dont Celle qu'on montre du doigt, Vivement dimanche, Mieux vaut courir (Man on the run, 1958) et surtout le très remarqué et très drôle Fantasia chez les ploucs (dont Aux urnes les ploucs constitue la suite).

Il se suicide en avril 1975 à bord du bateau où il vivait. Il laisse derrière lui une œuvre très importante et de grande qualité que beaucoup de cinéastes ont adaptée (de Marcel Ophulsà Dennis Hoper en passant par François Truffaut).

Charles Williams, oublié aux USA et presque ignoré en France, doit pourtant être considéré comme une des figures majeures du polar. Son œuvre riche et variée, constituée de romans haletants et inspirés avec leurs personnages convaincants est incontournable, et à la différence de beaucoup d’écrivain, il n’y a quasiment rien à jeter chez cet auteur.


Bibliographie

1951

- Hill gril,1951, (La fille des collines)

- River girl, 1951 (Bye-Bye, Bayou ! ou 1964)

1953

- Nothing in her way, 1953 (Peaux de bananes, 1956), porté à l’écran par Marcel Ophuls sous le titre Peau de banane en 1963

- Hell hath no fury, 1953 (Je t’attends au tournant, 1955) porté à l’écran par Dennis Hopper sous le titre The Hot Spot (Hot spot) en 1990

1956

- The diamond bikini, 1956 (Fantasia chez les ploucs, 1957), porté à l’écran par Gérard Pirès sous le titre Fantasia chez les ploucs en 1971

1958

- All the way, 1958 (Allô ! L'assassin vous parle), porté à l’écran par Hubert Cornfield sous le titre The third voice (Allô ! l'assassin vous parle !) en 1960

- Man on the run, 1958 (Mieux vaut courir, 1959)

1955

- A touch of death, 1954 (Le pigeon, 1955)

1956

- The big bite, 1956 (Avec un élastique, 1957) porté à l’écran par Jean Valère sous le titre Le gros coup en 1964.- Scorpion Reef, 1955 (La Mare aux diams, 1956)

1957

Fantasia chez les ploucs

1959

(Celle que l'on montre du doigt, 1959)

1960

- Aground, 1960 (Ont-ils des jambes ?) porté à l’écran par Claude Sautet sous le titre L'arme à gauche en 1964.- The sailcloth shroud, 1960 (Péri en mer), porté à l’écran par Robert Arkless sous le titre The Man who would not die (Les aventuriers des Caraïbes) en 1975.

(Aux urnes, les ploucs, 1960)

1962

The long saturday night, 1962 (Vivement dimanche !, 1963) porté à l’écran par François Truffaut sous le titre Vivement Dimanche !, en 1983.

1963

Dead calm, 1963 (Du Sang sur mer d'huile, 1965) porté à l’écran par Phillip Noyce sous le titre Dead calm (Calme blanc) en 1988.

(L'ange du foyer, 1965)

(Une femme là-dessous, 1964)

1966

The wrong Venus, 1966, porté à l’écran par Ron Winston sous le titre Don't just stand there ! en 1968.

1971

- And the deep blue sea, 1971 (La mer profonde et bleue, 1989).

1973

- Man on a Leash, 1973 (Un quidam explosif, 1975)

Publié dans Polar

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Pénélopé Gaubert 30/01/2008 16:52

Une très belle oeuvre que celle de Charles Williams. Je viens justement de terminer hier soir "Une femme là-dessous".
C'est l'histoire d'un coup presque parfait, mais quand ça veux pas, ça veux pas...