CROSBY STILLS NASH & YOUNG - Déjà vu

Publié le par Athalide

CROSBY, STILLS, NASH & YOUNG - Déjà vu

Au cours de l’été 1968, David Crosby (ex-Byrds) et Stephen Stills (ex-Buffalo Springfield) rencontrent le Britannique Graham Nash (ex-Hollies) sur la côte Ouest américaine. Le courant passe entre les trois chanteurs et ils décident de former un groupe : ce sera Crosby Stills & Nash.

Leur premier album (Crosby, Stills & Nash) sorti en mai 1969 est bien accueilli, porté par le succès de " Marrakesh Express " composée par Nash. Le succès provient de la qualité des harmonies vocales accompagnant une musique acoustique langoureuse.

Afin de muscler un peu la formation, le canadien Neil Young - vieille connaissance de Stills puisqu’ils ont joué ensemble au sein des Buffalo springfield - intègre le groupe.

La formation nouvellement composée, prend ses marques et son nouveau départ lors d’un concert donné au Fillmore East le 25 juillet 1969. Après une prestation de médiocre qualité à Woodstock le 16 août, ils décident d’entrer en studio.

De ces séances naît Déjà vu, le sommet du groupe. Par la suite, après un simple engagé de très bonne facture (" Ohio " en 1970) écrite par Young en réaction au décès de quatre étudiants tués par la Garde Nationale lors d'une émeute sur le campus de l'université de Kent, le groupe se sépare en 1970.

Cette séparation sera loin d’être définitive, car depuis lors au gré des humeurs et des envies les membres se réunissent en duo, trio ou encore quatuor pour des albums souvent convenus et médiocres.

DISCOGRAPHIE : CROSBY, STILLS & NASH (& YOUNG)

- Crosby, Stills & Nash (1969)

- Déjà vu (1970)

- Four way street (concert – 1971)

- American dream (1988)

- Looking forward (1999)

Déjà vu (1970)

Carry on / Teach your children / Almost cut my hair / Helpless / Woodstock / Déjà vu / Our house / 4 + 20 / Country girl / Everybody I love you

Paru le 11 mars 1970, issu de 800 heures de studio, le quatuor augmenté d’un batteur (Dallas Taylor) et d’un bassiste (Greg Reeves) livrent Déjà vu. L’ambiance des sessions n’aura pas toujours été au beau fixe, chacun des membres traversant une période personnelle et sentimentale troublée. Le disque n’a toutefois pas pâti de ces dissensions et est très bien accueilli par le public puisqu’il se hisse à la première place du Hit-parade américain. Si les titres ne sont pas l’œuvre d’un travail collectif car chacun est venu avec ses compositions et son univers, toutefois chaque membre a apporté sa contribution dans l’interprétation. Ainsi, l’album se distingue notamment par le soin apporté aux harmonies vocales Elles sont remarquables sur le titre ouvrant l’opus (" Carry on "). Cette excellente composition de Stephen Stills aux relents hippies, avec son très planant pont, envoie l’auditeur directement dans une autre dimension.

Les compositions alternent entre différents genres : le folk pur et dur façon Neil Young (" Helpless "), la chanson acoustique sucrée (" Teach your children ") ou tubuesque de Nash (l’entraînant " Our house ") ou encore le rock West coast du drôle d’oyseau Crosby (l’excellent " Almost cut my hair "). Ce titre se distingue notamment par le fabuleux numéro de duettiste de Stills et Young à la guitare électrique qui livrent un final éblouissant, entre complicité et concurrence, dans un style résolument différent mais diablement efficace. À noter que toutes les compositions sont dues aux membres du combo à l’exception de " Woodstock " signée Joni Mitchell.

Ce disque a marqué son temps car il symbolise, à lui seul, toute une époque faite de musique planante et d’hymne baba, d’illusions et d’espoirs. CSN & Y ont apporté à ce genre l’excellence : excellence des harmonies vocales (ah ! l’introduction de " Déjà vu ") et qualité de l’interprétation instrumentale. Le groupe devait cependant, peu de temps après, se dissiper presque aussi vite que les illusions et les effluves de chanvre des communautés de San Francisco.

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Azo 06/06/2006 19:14

"J'ai ecoute cet album pour le 1ere fois ce we et c'etait bien. Je vais donc le reecouter."
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