Richard Cocciante : du soleil à l'ombre

Publié le par Athalide

C'est Mozart qu'on assassine !

Une nouvelle tragique est tombée lundi : Richard Cocciante, qui est à la comédie musicale ce que Léonard Bernstein était au jeu à XIII, a été condamné le 20 mars à 30 mois d'emprisonnement, dont 10 fermes, pour fraude fiscale par le tribunal correctionnel de Paris, au motif qu’il se serait "frauduleusement soustrait au paiement de l'impôt sur le revenu" de l'année 2000.

Le couple, qui à l’époque résidait à Monaco, paye très cher une petite erreur de calcul. Le musicien de génie et son épouse avaient déclaré aux impôts 62.000 francs (9.300 euros environ) alors que la très tâtillonne administration fiscale a calculé que leurs revenus pour 2000 étaient d’environ 40,8 millions de francs (plus de 6 millions d'euros environ). Voilà donc que l’on reproche au Cole Porter des temps modernes de n’être pas un mathématicien chevronné : O tempora o mores ! ce serait écrié Cicéron (qu’il ne faut d’ailleurs pas confondre avec le mathématicien nancéen) s'il n'était décédé l'année dernière dans un tragique accident de tondeuse à gazon.

Aujourd’hui, il est temps de se mobiliser pour que la peine de prison soit commuée en une interdiction de diffuser ses morceaux pendant 10 ans ; car il faut convenir que si rien ne vaut un petit séjour à l’ombre pour soigner un " coup de soleil ", il serait regrettable pour ce musicien émérite de passer ainsi du piano au violon !

Publié dans Brèves

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