Prédiction du jour : la fin des horoscopes

Publié le par Athalide

L’écoute d’une station de radio pendant plus d’une heure et demi, lundi dernier, nous a plongé dans une abyssale interrogation : comment diable se fait-il qu’au 21e siècle les horoscopes aient encore leur place à la radio ? La question mérite d’être posée. Quand on sait le prix d’une minute d’antenne, le maintien d’un horoscope dans la grille des programmes a de quoi étonner. Sans compter le coût engendré pour l’élaboration de ces pronostics hasardeux dont la radio doit s’acquitter.

Il faut croire qu’il existe un public pour ce genre de foutaises pseudo-scientifiques. Certains esprits chagrins objecteront que l’horoscope, s’il n’apporte rien, est à tout le moins distrayant et que cette distraction ne fait de mal à personnes. Mais a-t-on jamais cherché à mesurer les conséquences néfastes des horoscopes sur les personnes les plus crédules et les plus fragiles ? Car il doit bien y avoir des individus qui écoutent scrupuleusement ces fadaises et qui organisent leur journée en fonction des prophéties débitées par ces pythies de l’ère radiophonique. Quand on voit le nombre de français ayant recours exceptionnellement ou habituellement aux conseils d’une voyante, le contraire serait étonnant !

Face au caractère suranné, voire ringard, des horoscopes, nous proposons aux radios un programme original qui viendrait avantageusement remplacer l’horoscope : la réhabilitation des Augures. À Rome, ils étaient chargés de prédire l’avenir en observant certains signes, dont le vol des oiseaux. Notre pays, qui s’est abondamment servi dans l’héritage de la civilisation Romaine, a étonnement laissé de côté les Augures. Il est temps de réparer cette erreur.

À l’heure de la grippe aviaire, nous ne doutons pas que cette proposition rencontre un écho favorable chez bon nombre de directeurs d’antennes. D’autant plus que l’observation des cygnes avait, il y a quelques semaines, le vent en poupe, ce qui est – reconnaissons-le – un excellent présage pour notre projet.

Cette  évolution permettrait aux radios de joindre l’utile à " l’agréable ", en conjuguant divertissement et veille sanitaire, ce qui en terme d’image n’est jamais néfaste.

Publié dans Fulgurances lumineuses

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