Elton JOHN - Elton John

Publié le par Athalide

Elton John est devenu aujourd’hui une institution. Au terme de plus de trente ans de carrière il a accumulé tubes, récompenses et amassé une fortune colossale. Si les années 70 sont marquées par une succession d’albums fort réussis (notamment Goodbye yellow brick road et surtout Blue moves), les années 80 sont surtout marquées par des simples qui remportent un grand succès commercial (v. not. " I’m still standing " ou encore " Nikita ") mais la perte d’inspiration est patente. Après une opération des cordes vocales lui ôtant une bonne part de ses aiguës, des albums sans surprise et un anoblissement pour service rendu au royaume (Sir Elton John est venu grossir les rangs des artistes dont la rock attitude a diminuée en même temps que leur compte en banque s’étoffait v. Paul McCartney ou Mick Jagger), Elton John est aujourd’hui à cent lieues de ce jeune homme fragile qui émerveillait le monde avec ses compositions.

 

Elton John (1970)

Your song / I need you to turn / Take me to the pilot / No shoe strings on Louise / First episode at Hienton / Sixty years on / Border song / Great discovery / Cage / King must die

Avant l’exubérance, les excès de la fin des années 70 et la perte d’inspiration des deux dernières décennies, Elton John a eu le temps de léguer quelques perles au patrimoine de la pop mondiale. Le deuxième opus, injustement méconnu,est son album le plus lumineux. Il contient son premier tube (" Your song ") mais ce sont surtout les morceaux suivants qui retiennent l’attention et forcent l'admiration et le respect et notamment le fragile et inquiétant " Sixty years on ", l’énergique " Border song " et son incroyable final. Déjà on retrouve sur ce disque tout les ingrédients qui feront d’Elton John un des plus grands vendeurs de disque dans le monde : voix soyeuse au timbre si reconnaissable, jeu de piano omniprésent. Mais à cette époque, il ne sombre pas dans la facilité mélodique et compose des chansons exigentes arrangées d’une main de maître par l’excellent Paul Buckmaster Le tout donne un album hors du temps, porté par une interprétation vocale fragile, gracieuse et saisissante (l’extraordinaire " King must die "). Une bonne occasion de se souvenir quel musicien était Elton John avant qu’il ne sombre dans le gruau immonde du pot-bouille de la variété avariée.

 

 

 

 

 

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